les fausses croyances sur la reassurance

La recherche de réassurance chez les personnes anxieuses repose souvent sur des fausses croyances persistantes qui entretiennent le cercle vicieux de l’anxiété au lieu de l’apaiser. Voici les principales fausses croyances observées dans ce processus, leurs origines et leurs impacts :

Croyance : “Se rassurer va faire disparaître l’anxiété”

Beaucoup pensent que le soulagement obtenu après une vérification, un conseil ou une réponse « rassurante » va régler définitivement la peur. En réalité, ce soulagement n’est que temporaire, car l’anxiété finit toujours par réapparaître, voire s’intensifier avec le temps.

Croyance : “S’inquiéter, c’est être responsable”

Certaines personnes entretiennent l’idée qu’être anxieux ou chercher à anticiper tous les dangers prouve qu’elles sont responsables, vigilantes et prévoyantes. Cela devient même un trait valorisé de leur personnalité. Pourtant, cette attitude finit par rendre leurs actions inefficaces et leur esprit épuisé, sans prévenir le danger réel.

Croyance : “Si je vérifie tout, rien de grave ne m’arrivera”

La conviction que contrôler, vérifier ou demander l’avis des autres permet d’éviter les problèmes est très répandue. Cependant, vouloir tout anticiper crée une sur-activation anxieuse qui éloigne de la réalité et de la gestion concrète des situations imprévues.

Croyance : “Plus j’ai de détails, plus je me sentirai mieux”

L’illusion que la connaissance absolue – tout savoir sur un sujet inquiétant, obtenir chaque détail – finira par calmer l’anxiété pousse à accumuler les avis, les recherches et les confirmations. Or, ce flot d’informations finit par augmenter la confusion et le sentiment de perte de contrôle.

Croyance : “Si un proche me rassure, son avis vaut une certitude”

Chercher la validation chez autrui s’ancre souvent dans l’idée que l’avis, le conseil ou le diagnostic d’un autre peut remplacer la gestion personnelle de l’incertitude. Cela entraîne une dépendance émotionnelle, mais ne restaure jamais la confiance en soi durablement.


Remarque pratique : Ces fausses croyances sont tenaces car elles s’appuient sur des expériences passées où la réassurance a semblé “fonctionner” ponctuellement. Cependant, elles enferment dans un cercle de contrôle et de doute, qu’il faut apprendre à repérer et à déconstruire pour retrouver autonomie et sérénité.

La peur d’être égoïste quand on pense à soi : comprendre et dépasser ce sentiment

Il arrive souvent que l’on associe le fait de prendre du temps pour soi, de poser des limites ou de dire « non » à une forme d’égoïsme. Beaucoup de personnes ressentent de la culpabilité dès qu’elles se mettent en priorité, comme si leur bien-être devait toujours passer après celui des autres. Mais est-ce vraiment de l’égoïsme, ou bien une peur mal comprise ?

Pourquoi confond-on égoïsme et self-care ?

L’égoïsme suppose une indifférence ou une négligence envers l’autre, au profit exclusif de ses propres besoins. À l’inverse, prendre soin de soi ne veut pas dire ignorer les autres, mais s’assurer d’avoir l’énergie, la santé et la clarté d’esprit pour être présent de manière équilibrée dans les relations.
Beaucoup de personnes grandissent avec l’idée qu’il faut « se sacrifier » pour être aimé ou accepté. Ce conditionnement crée une confusion : s’autoriser à dire « je », même sans nuire à autrui, déclenche un sentiment de faute.

Les conséquences de cette peur

  • Surmenage et épuisement : en voulant toujours répondre aux besoins d’autrui, on finit par se vider de ses ressources.
  • Frustration et ressentiment : ne jamais tenir compte de soi engendre une colère sourde qui peut déstabiliser les relations.
  • Manque d’estime de soi : si mes besoins sont toujours secondaires, cela renforce l’idée que je « vaux moins » que les autres.

Repenser la notion de « penser à soi »

Penser à soi ne signifie pas rejeter l’autre, au contraire. C’est reconnaître que pour donner, il faut d’abord avoir. Comme l’oxygène qu’on est invité à mettre sur soi d’abord dans un avion avant d’aider les autres, prendre soin de soi est un préalable essentiel.

Quelques repères pour distinguer :

  • Penser à soi de façon saine : se reposer quand on est fatigué, dire non quand on n’a plus d’énergie, poser des limites face à des demandes abusives.
  • Être égoïste au sens négatif : imposer systématiquement ses désirs sans prendre en compte l’autre, chercher à dominer ou tirer avantage.

Comment se libérer de cette peur ?

  • Prendre conscience des croyances héritées : identifier les messages intériorisés du type « penser à toi, c’est mal ».
  • Pratiquer l’auto-bienveillance : s’accorder mentalement le droit de prendre soin de soi sans justification.
  • Commencer petit : un moment rien qu’à soi dans la journée, un « non » posé avec respect.
  • Observer les bénéfices : remarquer que lorsque je vais mieux, les relations s’enrichissent, car je donne avec plaisir et non avec contrainte.

En conclusion

La peur d’être égoïste lorsqu’on pense à soi est une illusion qui entretient fatigue, frustration et culpabilité. Apprendre à se prioriser ne veut pas dire aimer les autres moins, mais s’aimer suffisamment pour pouvoir aimer mieux. « Prendre soin de soi n’est pas un luxe, c’est une condition de l’équilibre personnel et des relations harmonieuses ».

devalorisation , culpabilité excessive comment les reconnaitre?

La dévalorisation et la culpabilité excessive se reconnaissent par des signes émotionnels et comportementaux spécifiques.

Comment reconnaître la dévalorisation

La dévalorisation se manifeste par un sentiment intense de ne pas être à la hauteur, une faible estime de soi, une tendance à se juger durement et à se critiquer constamment. La personne peut se dire, par exemple, « je suis nul », « je ne sers à rien », ou « je ne mérite pas ». Ce sentiment est souvent très envahissant, accompagné d’une impression de désespoir et d’incapacité à s’accepter ou à se valoriser. La dévalorisation peut entraîner un isolement social, une perte d’intérêt pour les activités ou même une résistance à demander de l’aide.

Comment reconnaître la culpabilité excessive

La culpabilité excessive dépasse la normalité du sentiment responsable. Elle se traduit par un auto-blâme permanent, des ruminations sur des fautes réelles ou imaginaires, une remise en question incessante des décisions et un sentiment de responsabilité démesurée face aux malheurs des autres. La personne peut se focaliser sur ses insuffisances, chercher à être parfaite, se sentir hyper responsable, et vivre une grande difficulté à se pardonner. Cette culpabilité chronique est souvent épuisante sur le plan émotionnel et peut mener à un cercle vicieux d’auto-critique et de dévalorisation de soi.

En résumé, la dévalorisation touche essentiellement l’image négative de soi, tandis que la culpabilité excessive est une sur-responsabilisation et un auto-blâme intense et durable. Ces deux états peuvent coexister et s’alimenter mutuellement, affectant profondément la santé mentale et la qualité de vie

difference entre voir les choses en noir et blanc et voir les choses en nuances

La différence entre voir les choses en noir et blanc (pensée binaire) et voir les choses en nuances réside dans la manière dont on appréhende la complexité des situations et des émotions.

La pensée en noir et blanc simplifie excessivement la réalité en la divisant en deux catégories opposées, par exemple : tout est bon ou mauvais, vrai ou faux, succès ou échec. Ce mode de pensée est rigide, limitant, et ignore la diversité des possibilités intermédiaires. Il conduit souvent à des jugements rapides, à des conflits et à une vision polarisée du monde qui peut accentuer le stress, l’anxiété, et la frustration car la vie est rarement absolue.

À l’inverse, voir les choses en nuances, c’est reconnaître que la réalité est souvent complexe, avec une multitude de gradations et de contradictions possibles. Cette pensée nuancée favorise la flexibilité mentale, la compréhension des émotions multiples, la capacité à envisager plusieurs points de vue simultanément, et une meilleure résolution des conflits. Elle offre une approche plus juste et apaisée du quotidien, permettant d’accepter l’ambiguïté et d’adopter une attitude plus inclusive et harmonieuse envers soi-même et les autres.

Ainsi, la pensée nuancée est bénéfique pour la santé mentale, car elle évite les extrêmes et ouvre à une meilleure intelligence émotionnelle et sociale, tandis que la pensée en noir et blanc peut enfermer dans des schémas rigides et conflictuels.

rapport au corps et injonction sociale

Le rapport au corps est fortement influencé par les injonctions sociales, qui imposent des normes esthétiques, comportementales et culturelles souvent difficiles à atteindre. Ces injonctions, particulièrement dirigées vers les femmes, leur dictent des standards sur la minceur, la jeunesse, l’épilation, le maquillage, et la manière de se vêtir, contribuant à une pression constante et une charge mentale importante. Cette pression est amplifiée par les médias, la publicité, et les réseaux sociaux, qui diffusent des images retouchées et idéalisées, créant une insatisfaction corporelle généralisée.

Cette pression sociale pousse à la conformité, souvent au détriment du bien-être psychologique, car le corps devient un objet à surveiller et à modifier pour répondre à des critères extérieurs, ce qui génère des complexes, du mal-être, et parfois des troubles comme les troubles alimentaires. Cependant, des mouvements comme le body positivisme invitent à se réconcilier avec son corps en valorisant la diversité et l’acceptation de soi, même si ces nouveaux courants peuvent aussi parfois créer une pression à « bien se sentir » qui peut être ressentie comme une injonction supplémentaire.

En somme, le rapport au corps est une construction sociale où la pression exercée par les injonctions peut nuire à la santé mentale et à l’image de soi, invitant à un travail de déconstruction pour retrouver une relation plus libre, authentique et bienveillante avec son corps.

comment l’hypnose peut elle aider a libérer des émotions refoulées

L’hypnose aide à libérer les émotions refoulées en induisant un état de conscience modifié, où l’esprit conscient s’apaise et l’accès à l’inconscient devient plus facile. Dans cet état, il est possible d’explorer en douceur les émotions bloquées ou enfouies, souvent à l’origine de stress, d’anxiété ou de schémas répétitifs.

L’hypnothérapeute utilise des techniques comme la visualisation, les métaphores ou la régression pour identifier ces émotions, comprendre leur origine et permettre leur expression ou leur transformation. Ce processus favorise une libération naturelle des charges émotionnelles, apaise les blessures profondes et permet d’intégrer de nouvelles ressources positives, contribuant ainsi à un mieux-être durable.

L’hypnose offre donc un cadre sécurisant pour accueillir, exprimer et transformer les émotions refoulées, facilitant un retour à l’équilibre émotionnel et une meilleure compréhension de soi