les crises de spasmophilie : déroulement et signes

Déroulement d’une crise de spasmophilie

La crise de spasmophilie débute généralement de façon brutale, souvent après un stress, une émotion forte, une contrariété, un surmenage ou une fatigue importante. Elle s’apparente à une attaque de panique, marquée par une anxiété aiguë et incontrôlable.

Déroulement typique

  • Déclenchement : Survient soudainement, souvent après un événement stressant ou anxiogène.
  • Phase aiguë : La personne commence à respirer rapidement et superficiellement (hyperventilation), souvent sans s’en rendre compte. Cela entraîne un déséquilibre du métabolisme (alcalose), qui favorise l’apparition des symptômes musculaires et neurologiques.
  • Cercle vicieux : Les premiers symptômes (palpitations, vertiges, fourmillements) augmentent l’anxiété, ce qui aggrave l’hyperventilation et la crise elle-même.
  • Fin de la crise : Les symptômes diminuent progressivement, souvent après quelques minutes à une heure, mais une grande fatigue peut persister.

Signes et symptômes d’une crise de spasmophilie

Les symptômes se répartissent en deux grandes catégories : troubles musculaires et troubles neuropsychologiques.

Troubles musculaires

  • Crampes, contractures (notamment des mains et du visage)
  • Fourmillements, picotements dans les extrémités
  • Tremblements, tressautements des paupières ou du visage
  • Spasmes musculaires, parfois très douloureux
  • Signe de Trousseau (main en « accoucheur »), signe de Chvostek (contraction du visage)

Troubles neuropsychologiques et généraux

  • Sensation d’étouffement, impression de manquer d’air
  • Hyperventilation, respiration rapide et superficielle
  • Palpitations cardiaques, tachycardie
  • Vertiges, sensation de malaise, impression de mort imminente
  • Nausées, spasmes intestinaux, troubles digestifs
  • Troubles visuels ou auditifs
  • Sensations de chaleur ou de froid, sueurs, frissons
  • Fatigue intense après la crise

« La crise de spasmophilie ressemble à une crise d’angoisse. Elle survient brusquement, est incontrôlable et se présente comme une forme aiguë de l’anxiété. »

À retenir

  • La crise dure généralement de quelques minutes à une heure.
  • Elle est impressionnante mais sans gravité organique, bien que d’autres maladies puissent donner des symptômes similaires : un avis médical est donc recommandé en cas de doute.
  • Après la crise, une grande fatigue et parfois des troubles du sommeil ou de l’humeur peuvent persister.

En résumé :
La crise de spasmophilie est une réaction aiguë d’anxiété, marquée par une hyperventilation, des contractures musculaires, des fourmillements, des palpitations et une sensation de malaise général, évoluant en cercle vicieux et laissant place à une grande fatigue après la crise.

prendre soin de son équilibre émotionnel pour gérer la spasmophilie

Prendre soin de son équilibre émotionnel est essentiel pour mieux gérer la spasmophilie, car ce trouble est étroitement lié au stress et à l’anxiété. Voici les approches recommandées :

  • Gestion du stress et des émotions : La sophrologie, la méditation, le yoga ou la relaxation sont particulièrement efficaces pour prévenir et soulager les crises. Ces méthodes permettent de mieux percevoir les signes avant-coureurs, de réguler la respiration et d’apaiser les tensions physiques et psychiques.
  • Psychothérapie et soutien psychologique : Un accompagnement psychothérapeutique (notamment les thérapies cognitivo-comportementales) aide à identifier les sources de stress, à modifier les pensées anxiogènes et à renforcer la résilience émotionnelle.
  • Adopter un mode de vie sain : Privilégier le repos, une alimentation équilibrée riche en magnésium et calcium, limiter les excitants (café, alcool), pratiquer une activité physique douce et régulière, et maintenir un bon sommeil favorisent un meilleur équilibre émotionnel.
  • Recours aux méthodes naturelles : Certaines plantes (aubépine, passiflore, mélisse, valériane) et huiles essentielles (lavande, camomille) peuvent compléter la gestion émotionnelle en favorisant la détente et la relaxation.
  • Savoir demander de l’aide : S’entourer de thérapeutes, de groupes de soutien ou d’associations permet de rompre l’isolement et de partager ses expériences.

En résumé, préserver son équilibre émotionnel passe par l’écoute de soi, la gestion active du stress, l’adoption de routines apaisantes et, si besoin, un accompagnement professionnel. Cela réduit la fréquence et l’intensité des crises de spasmophilie et améliore la qualité de vie au quotidien.

quels sont les effets à long terme de la gestion inefficace du stress?

Une gestion inefficace du stress sur le long terme entraîne de nombreux effets délétères sur la santé physique et mentale :

  • Maladies cardiovasculaires : le stress chronique favorise l’hypertension artérielle, l’augmentation du cholestérol et du sucre sanguin, et multiplie le risque d’infarctus ou d’AVC.
  • Syndrome métabolique et diabète : il perturbe le métabolisme, augmente la résistance à l’insuline, favorise la prise de poids et le développement du diabète de type .
  • Affaiblissement du système immunitaire : exposition accrue aux infections, guérison plus lente, et risque de maladies auto-immunes.
  • Troubles musculosquelettiques et douleurs chroniques : tensions, maux de dos, douleurs musculaires et augmentation de la sensibilité à la douleur.
  • Troubles digestifs : ulcères, gastrites, syndrome du côlon irritable, troubles de l’appétit.
  • Troubles du sommeil : insomnie, sommeil non réparateur, fatigue persistante, ce qui aggrave encore le stress.
  • Santé mentale : anxiété, dépression, burn-out, troubles de la mémoire et de la concentration, irritabilité, perte de motivation.
  • Comportements à risque : consommation accrue d’alcool, de tabac, d’aliments gras ou sucrés, isolement social.
  • Vieillissement prématuré : le stress chronique accélère le vieillissement cellulaire et peut avoir des effets irréversibles sur la santé.

En résumé, une gestion inefficace du stress chronique dérègle de nombreux systèmes de l’organisme, augmente le risque de maladies graves et altère durablement la qualité de vie

prendre conscience de ses pensées stressantes

Prendre conscience de ses pensées stressantes est une étape clé pour mieux gérer le stress et retrouver un équilibre émotionnel. Plusieurs méthodes issues de la psychologie et de la pleine conscience permettent d’identifier, d’observer et de nuancer ces pensées automatiques.

1. Identifier et analyser ses pensées automatiques

  • Les pensées stressantes sont souvent automatiques, rapides et négatives. Les repérer consiste à s’arrêter un instant, à observer ce que l’on se dit intérieurement lors d’un moment de stress, puis à noter ces pensées.
  • Un outil simple et efficace est le tableau de Beck utilisé en thérapie cognitive. Il consiste à :
    • Décrire la situation qui a déclenché le stress
    • Noter la pensée automatique qui surgit
    • Identifier l’émotion ressentie et son intensité
    • Chercher des preuves pour et contre cette pensée
    • Formuler une pensée alternative plus nuancée ou réaliste
    • Observer l’évolution de l’émotion après cette réflexion

2. Se poser des questions pour nuancer ses pensées

Pour prendre du recul, il est utile de se questionner :

  • Qu’est-ce qui prouve que cette pensée est vraie ?
  • Y a-t-il des éléments qui prouvent le contraire ?
  • Existe-t-il une autre explication possible ?
  • Que dirais-je à un(e) ami(e) dans la même situation ?
  • Quel est l’effet de cette pensée sur mon humeur ?

3. Techniques de pleine conscience et méditation

  • Observer sans juger : La pleine conscience invite à observer ses pensées comme des nuages qui passent, sans les retenir ni s’y opposer. Cela aide à ne pas s’identifier à elles et à réduire leur impact émotionnel.
  • Exercices pratiques :
    • Méditation sur la respiration : focaliser son attention sur le souffle pour calmer le mental.
    • Scan corporel : porter attention aux sensations du corps pour revenir dans le présent et apaiser l’esprit.
    • Technique des 5 sens (5-4-3-2-1) : se reconnecter à l’instant présent en nommant ce que l’on voit, entend, touche, sent et goûte, afin d’interrompre le flot des pensées stressantes.

4. Écrire ses pensées

  • Tenir un journal permet d’extérioriser les pensées stressantes, de les clarifier et de mieux comprendre leurs déclencheurs. L’écriture offre aussi un recul pour les analyser plus objectivement.

Résumé des étapes pratiques :

ÉtapeOutil/Exemple
Identifier la penséeTableau de Beck, journal
Questionner la penséeQuestions de remise en cause
Observer sans jugerMéditation, pleine conscience
Se reconnecter au présentTechnique des 5 sens, scan corporel
Reformuler ou nuancerPensée alternative, dialogue intérieur

En conclusion :
Prendre conscience de ses pensées stressantes, c’est apprendre à les observer, à les questionner et à les nuancer. Cela passe par des outils cognitifs (tableau de Beck, auto-questionnement), des techniques de pleine conscience (méditation, exercices sensoriels) et l’écriture. Cette prise de conscience est le premier pas vers une meilleure gestion du stress et une plus grande sérénité