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La spasmophilie, ou crise de tétanie, est un trouble caractérisé par une hyperexcitabilité neuromusculaire souvent causée par un déséquilibre physiologique et anxieux. Lors d’une crise, de nombreux symptômes physiques et émotionnels apparaissent, dont une peur intense de mourir qui peut déstabiliser la personne concernée.
La spasmophilie regroupe un ensemble de manifestations liées à une hyperventilation et à une hyperexcitabilité neuromusculaire. Les symptômes les plus courants lors d’une crise sont :
Cette peur de mourir lors d’une crise s’explique par l’intensité des sensations physiques qui ressemblent à celles d’un danger vital, comme un infarctus ou une suffocation. Le coeur qui s’emballe, les difficultés respiratoires, la douleur thoracique ou l’étouffement sont autant de signaux qui activent une peur viscérale de la mort imminente.
Cette peur amplifie l’angoisse, ce qui aggrave l’hyperventilation et la spasmophilie, créant un cercle vicieux difficile à arrêter.
Il est essentiel de se souvenir que les crises de spasmophilie, bien qu’intenses et inconfortables, ne sont pas dangereuses pour la vie. Leur nature est fonctionnelle, pas organique. Elles n’endommagent pas le cœur ni les organes vitaux.
L’hyperventilation est un déclencheur majeur. Des techniques simples, comme la respiration abdominale lente, le contrôle du souffle par le décompte inspir/expir, ou la respiration dans un sac en papier peuvent aider à réguler la respiration et calmer le système nerveux.
La sophrologie, la méditation, les techniques d’enracinement permettent de pacifier l’état émotionnel et de réduire l’anxiété qui nourrit la peur.
Identifier les facteurs déclenchants (stress, fatigue, carences en magnésium, anxiété chronique) permet de limiter les crises. Un suivi médical et psychologique est souvent nécessaire pour stabiliser l’état général.
Un travail sur la gestion de l’anxiété et des peurs, notamment la peur de mourir, avec un professionnel aide à réduire l’intensité et la fréquence des crises. La compréhension du mécanisme de peur et la restructuration cognitive sont des clés thérapeutiques importantes.
La peur de mourir lors des crises de spasmophilie est une expérience terrifiante mais malheureusement fréquente. Pourtant, cette peur s’appuie sur un malentendu : les symptômes intenses ne traduisent pas un danger vital immédiat. Grâce à une prise en charge adaptée — contrôle de la respiration, prévention, relaxation et accompagnement psychologique — il est possible d’apprivoiser cette peur, de casser le cercle vicieux et d’améliorer sensiblement la qualité de vie.
Dans nos vies modernes où le rythme effréné et les exigences sont omniprésents, trouver un équilibre entre le repos et l’action est essentiel. Ce rythme équilibré permet de préserver sa santé, de booster ses performances et d’améliorer sa qualité de vie sur le long terme.
Le corps et l’esprit ont besoin de deux modes complémentaires :
Le système nerveux sympathique est actif en mode action, mobilisant les ressources, tandis que le système parasympathique domine en mode repos, permettant la récupération. Sans un repos suffisant, le corps s’épuise, le stress s’accumule, et les performances diminuent.
Un déséquilibre en faveur de l’action permanente peut provoquer :
Il est crucial d’apprendre à reconnaître les signes de fatigue et de stress pour s’autoriser à ralentir. Chaque individu a un rythme différent, il faut donc s’adapter à ses propres besoins.
Après une phase d’activité intense (travail, sport, activité mentale), il faut prévoir un temps de récupération : une pause, une sieste, une activité douce ou simplement un moment de calme. Planifier ces alternances dans sa journée ou sa semaine permet de maintenir un bon équilibre.
Le sommeil est la période la plus importante pour la récupération physique et mentale. Adopter une routine régulière, diminuer les écrans avant le coucher et créer un environnement propice au repos favorisent la régénération.
Des techniques comme la méditation, la respiration consciente, la sophrologie ou des activités douces (yoga, marche en nature) aident à activer le système parasympathique et favorisent la détente.
Organiser son emploi du temps en laissant des marges pour des temps non-structurés, apprendre à dire non pour ne pas surcharger son agenda, et se donner la permission de ne rien faire contribuent à un bon équilibre.
Trouver un équilibre entre repos et action est indispensable pour préserver sa vitalité et sa joie de vivre. L’action donne du sens et de l’énergie, mais sans un repos suffisant, elle devient source d’épuisement. En écoutant ses besoins, en adoptant des rythmes alternés et en soignant son sommeil, chacun peut vivre pleinement, en pleine forme et prêt à relever les défis du quotidien.
Ce juste équilibre est une vraie compétence à développer dans une société qui valorise souvent l’activité continue. S’accorder du repos sans culpabilité est un acte de sagesse et de respect envers soi-même.
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La procrastination est un comportement fréquent qui consiste à remettre à plus tard des tâches importantes. Souvent, elle est étroitement liée à l’anxiété, créant un cercle vicieux difficile à briser. Comprendre ce lien est essentiel pour apprendre à agir et retrouver une meilleure gestion de son temps et de ses émotions.
La procrastination liée à l’anxiété, parfois appelée « procrastination anxieuse », survient quand on évite une tâche non pas par fainéantise mais en raison de peurs intérieures. Par exemple, la peur de mal faire, la peur de l’échec, ou le sentiment que la tâche est trop difficile provoquent un stress intense. Pour soulager momentanément ce stress, on préfère repousser la tâche, mais la pression augmente au fil du temps, renforçant l’anxiété et la procrastination.
La première étape consiste à ne pas nier ou repousser l’anxiété. L’accepter permet de diminuer sa charge émotionnelle. C’est prendre conscience de ce qui se passe sans jugement, ce qui ouvre la voie à des actions constructives.
Diviser les grosses tâches en étapes précises et atteignables réduit la peur liée à l’ampleur du travail. Cela crée un sentiment de progression concret et motive à avancer petit à petit.
Des méthodes comme la technique Pomodoro (travail concentré de 25 minutes suivi d’une pause) aident à structurer son temps et à limiter les tentations de diversion. La planification d’implémentation (« si-alors ») prépare le cerveau à réagir face aux obstacles ou distractions.
En découpant les tâches et en s’imposant d’agir même sur de courtes durées (par exemple 2 minutes), on crée un effet d’amorçage favorable. La visualisation positive du soi futur aide à renforcer la motivation intrinsèque.
Sophrologie, méditation, relaxation ou hypnose peuvent appuyer le travail psychologique en atténuant l’intensité émotionnelle liée à l’anxiété et améliorer la concentration.
Un accompagnement par un psychothérapeute permet d’explorer en profondeur les causes de l’anxiété, d’apprendre à réguler les émotions et de mettre en place des stratégies adaptées.
Anxiété et procrastination sont souvent liées, mais il est possible de reprendre la main en adoptant une posture d’acceptation, en fractionnant les tâches, en appliquant des techniques de gestion du temps et en se faisant accompagner si besoin. Agir petit à petit permet de rompre ce cercle vicieux et de retrouver confiance en ses capacités.
La charge mentale est un concept de plus en plus discuté dans la société contemporaine, tant sa réalité pèse sur le bien-être de nombreuses personnes, en particulier dans la sphère domestique et familiale.
La charge mentale désigne l’ensemble des tâches d’organisation, de planification et d’anticipation nécessaires au bon fonctionnement du quotidien. Il s’agit de ce travail invisible, à la fois cognitif et émotionnel, qui consiste à penser à tout pour tout le monde : prendre rendez-vous, penser aux courses, organiser les événements familiaux, gérer la paperasserie, etc.
Bien souvent, la charge mentale va bien au-delà de l’exécution des tâches ; elle implique surtout la responsabilité d’y penser en permanence, parfois au détriment de son propre repos psychique.
La charge mentale se manifeste par divers symptômes, souvent d’abord discrets, puis de plus en plus envahissants :
Toutes les personnes peuvent être concernées par la charge mentale, quel que soit leur genre, leur situation familiale ou professionnelle. Cependant, les études montrent que les femmes sont particulièrement touchées, car elles assument encore aujourd’hui une part disproportionnée des tâches domestiques, éducatives et organisationnelles.
Mais la charge mentale ne se limite pas à la sphère familiale : elle touche aussi les aidants, les soignants, les travailleurs, les étudiants, tous ceux qui doivent gérer, coordonner, planifier et s’assurer que rien ne tombe dans l’oubli.
Une charge mentale trop lourde expose à différents risques :
La charge mentale est ce fardeau diffus, permanent et souvent silencieux, qui épuise jour après jour. En prendre conscience, c’est déjà faire un premier pas vers plus de légèreté, d’équilibre et de respect de soi. Chacun mérite un quotidien où le bien-être mental tient une place enfin visible.
Le mutisme sélectif est un trouble anxieux qui se manifeste principalement dans l’enfance. Il se traduit par une incapacité régulière à parler dans certaines situations sociales, alors que l’enfant parle parfaitement dans d’autres contextes, typiquement à la maison avec des proches.
Contrairement à la timidité, le mutisme sélectif ne relève pas d’un choix ou d’un caprice de la part de l’enfant. Il s’agit d’une véritable impossibilité à s’exprimer oralement dans des contextes spécifiques, généralement là où la pression sociale ou la nouveauté sont fortes : école, sorties, présence d’adultes ou d’enfants peu familiers.
L’enfant présente des signes très spécifiques :
Il est important de ne pas confondre avec la timidité ordinaire, l’opposition ou les troubles du comportement. Dans le mutisme sélectif, le silence est une façon involontaire de se protéger d’une anxiété intense.
Les causes sont complexes et multifactoriels :
Le trouble apparaît le plus souvent entre 2,5 ans et 4 ans, rarement plus tard. Il touche environ 7 enfants sur 1000, avec une majorité de cas repérés lors de la première entrée à l’école.
Le diagnostic nécessite une observation approfondie par un professionnel : orthophoniste, psychologue ou pédopsychiatre. Il s’agit d’éliminer d’autres causes potentielles : troubles du langage, autisme, phobie sociale, opposition, etc.
Le DSM-5 décrit le mutisme sélectif comme un échec constant à parler dans certaines situations sociales malgré une capacité préservée dans d’autres.
Il ne s’agit pas d’attendre que l’enfant “s’en sorte tout seul”. Une démarche thérapeutique et éducative est souvent nécessaire :
Le mutisme sélectif est souvent mal compris : il s’agit d’un trouble anxieux qui peut évoluer avec un accompagnement adapté. Une prise en charge précoce et bienveillante donne une vraie chance à l’enfant d’oser sa voix en toute confiance.
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Il arrive souvent que l’on associe le fait de prendre du temps pour soi, de poser des limites ou de dire « non » à une forme d’égoïsme. Beaucoup de personnes ressentent de la culpabilité dès qu’elles se mettent en priorité, comme si leur bien-être devait toujours passer après celui des autres. Mais est-ce vraiment de l’égoïsme, ou bien une peur mal comprise ?
L’égoïsme suppose une indifférence ou une négligence envers l’autre, au profit exclusif de ses propres besoins. À l’inverse, prendre soin de soi ne veut pas dire ignorer les autres, mais s’assurer d’avoir l’énergie, la santé et la clarté d’esprit pour être présent de manière équilibrée dans les relations.
Beaucoup de personnes grandissent avec l’idée qu’il faut « se sacrifier » pour être aimé ou accepté. Ce conditionnement crée une confusion : s’autoriser à dire « je », même sans nuire à autrui, déclenche un sentiment de faute.
Penser à soi ne signifie pas rejeter l’autre, au contraire. C’est reconnaître que pour donner, il faut d’abord avoir. Comme l’oxygène qu’on est invité à mettre sur soi d’abord dans un avion avant d’aider les autres, prendre soin de soi est un préalable essentiel.
Quelques repères pour distinguer :
La peur d’être égoïste lorsqu’on pense à soi est une illusion qui entretient fatigue, frustration et culpabilité. Apprendre à se prioriser ne veut pas dire aimer les autres moins, mais s’aimer suffisamment pour pouvoir aimer mieux. « Prendre soin de soi n’est pas un luxe, c’est une condition de l’équilibre personnel et des relations harmonieuses ».
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