La peur de mourir lors de crises de spasmophilie : comprendre ce ressenti et agir

La spasmophilie, ou crise de tétanie, est un trouble caractérisé par une hyperexcitabilité neuromusculaire souvent causée par un déséquilibre physiologique et anxieux. Lors d’une crise, de nombreux symptômes physiques et émotionnels apparaissent, dont une peur intense de mourir qui peut déstabiliser la personne concernée.

Qu’est-ce que la spasmophilie et ses symptômes ?

La spasmophilie regroupe un ensemble de manifestations liées à une hyperventilation et à une hyperexcitabilité neuromusculaire. Les symptômes les plus courants lors d’une crise sont :

  • Crampes et spasmes musculaires, souvent au niveau des mains et du visage (mâchoires crispées, tremblements)
  • Fourmillements et engourdissements dans les extrémités
  • Sensation de manque d’air, oppression thoracique, accélération du rythme cardiaque
  • Sueurs, vertiges, nausées, malaises
  • Sensation de perte de contrôle, peur intense, anxiété majeure.

La peur de mourir : un ressenti fréquent et compréhensible

Cette peur de mourir lors d’une crise s’explique par l’intensité des sensations physiques qui ressemblent à celles d’un danger vital, comme un infarctus ou une suffocation. Le coeur qui s’emballe, les difficultés respiratoires, la douleur thoracique ou l’étouffement sont autant de signaux qui activent une peur viscérale de la mort imminente.

Cette peur amplifie l’angoisse, ce qui aggrave l’hyperventilation et la spasmophilie, créant un cercle vicieux difficile à arrêter.

Comment agir face à cette peur lors d’une crise ?

1. Rappeler que la crise est bénigne

Il est essentiel de se souvenir que les crises de spasmophilie, bien qu’intenses et inconfortables, ne sont pas dangereuses pour la vie. Leur nature est fonctionnelle, pas organique. Elles n’endommagent pas le cœur ni les organes vitaux.

2. Apprendre à contrôler la respiration

L’hyperventilation est un déclencheur majeur. Des techniques simples, comme la respiration abdominale lente, le contrôle du souffle par le décompte inspir/expir, ou la respiration dans un sac en papier peuvent aider à réguler la respiration et calmer le système nerveux.

3. Utiliser des méthodes de relaxation et d’ancrage

La sophrologie, la méditation, les techniques d’enracinement permettent de pacifier l’état émotionnel et de réduire l’anxiété qui nourrit la peur.

4. Anticiper et prévenir

Identifier les facteurs déclenchants (stress, fatigue, carences en magnésium, anxiété chronique) permet de limiter les crises. Un suivi médical et psychologique est souvent nécessaire pour stabiliser l’état général.

5. Accompagnement psychothérapeutique

Un travail sur la gestion de l’anxiété et des peurs, notamment la peur de mourir, avec un professionnel aide à réduire l’intensité et la fréquence des crises. La compréhension du mécanisme de peur et la restructuration cognitive sont des clés thérapeutiques importantes.


Conclusion

La peur de mourir lors des crises de spasmophilie est une expérience terrifiante mais malheureusement fréquente. Pourtant, cette peur s’appuie sur un malentendu : les symptômes intenses ne traduisent pas un danger vital immédiat. Grâce à une prise en charge adaptée — contrôle de la respiration, prévention, relaxation et accompagnement psychologique — il est possible d’apprivoiser cette peur, de casser le cercle vicieux et d’améliorer sensiblement la qualité de vie.

Trouver un équilibre entre repos et action : la clé du bien-être durable

Dans nos vies modernes où le rythme effréné et les exigences sont omniprésents, trouver un équilibre entre le repos et l’action est essentiel. Ce rythme équilibré permet de préserver sa santé, de booster ses performances et d’améliorer sa qualité de vie sur le long terme.

Pourquoi l’équilibre repos/action est essentiel

Le corps et l’esprit ont besoin de deux modes complémentaires :

  • Le mode action, qui mobilise l’énergie, la concentration, la force physique et mentale pour accomplir les tâches.
  • Le mode repos, lors duquel le corps se régénère et élimine ses déchets, pendant que l’esprit se ressource en se détendant ou en dormant profondément.

Le système nerveux sympathique est actif en mode action, mobilisant les ressources, tandis que le système parasympathique domine en mode repos, permettant la récupération. Sans un repos suffisant, le corps s’épuise, le stress s’accumule, et les performances diminuent.

Les signes d’un déséquilibre

Un déséquilibre en faveur de l’action permanente peut provoquer :

  • Une fatigue chronique, souvent ignorée au début
  • Une baisse de motivation, un épuisement mental et physique
  • Des troubles du sommeil, irritabilité, anxiété, voire burnout
  • La maladie et la dégradation progressive de la santé globale.

Comment trouver cet équilibre ?

1. Écouter son corps et ses besoins

Il est crucial d’apprendre à reconnaître les signes de fatigue et de stress pour s’autoriser à ralentir. Chaque individu a un rythme différent, il faut donc s’adapter à ses propres besoins.

2. Alterner périodes d’action et moments de repos

Après une phase d’activité intense (travail, sport, activité mentale), il faut prévoir un temps de récupération : une pause, une sieste, une activité douce ou simplement un moment de calme. Planifier ces alternances dans sa journée ou sa semaine permet de maintenir un bon équilibre.

3. Privilégier un sommeil de qualité

Le sommeil est la période la plus importante pour la récupération physique et mentale. Adopter une routine régulière, diminuer les écrans avant le coucher et créer un environnement propice au repos favorisent la régénération.

4. Intégrer des pauses actives et relaxantes

Des techniques comme la méditation, la respiration consciente, la sophrologie ou des activités douces (yoga, marche en nature) aident à activer le système parasympathique et favorisent la détente.

5. Repenser la gestion du temps et des priorités

Organiser son emploi du temps en laissant des marges pour des temps non-structurés, apprendre à dire non pour ne pas surcharger son agenda, et se donner la permission de ne rien faire contribuent à un bon équilibre.


En conclusion

Trouver un équilibre entre repos et action est indispensable pour préserver sa vitalité et sa joie de vivre. L’action donne du sens et de l’énergie, mais sans un repos suffisant, elle devient source d’épuisement. En écoutant ses besoins, en adoptant des rythmes alternés et en soignant son sommeil, chacun peut vivre pleinement, en pleine forme et prêt à relever les défis du quotidien.

Ce juste équilibre est une vraie compétence à développer dans une société qui valorise souvent l’activité continue. S’accorder du repos sans culpabilité est un acte de sagesse et de respect envers soi-même.

Anxiété et procrastination : comprendre ce lien et comment agir

La procrastination est un comportement fréquent qui consiste à remettre à plus tard des tâches importantes. Souvent, elle est étroitement liée à l’anxiété, créant un cercle vicieux difficile à briser. Comprendre ce lien est essentiel pour apprendre à agir et retrouver une meilleure gestion de son temps et de ses émotions.

Le lien entre anxiété et procrastination

La procrastination liée à l’anxiété, parfois appelée « procrastination anxieuse », survient quand on évite une tâche non pas par fainéantise mais en raison de peurs intérieures. Par exemple, la peur de mal faire, la peur de l’échec, ou le sentiment que la tâche est trop difficile provoquent un stress intense. Pour soulager momentanément ce stress, on préfère repousser la tâche, mais la pression augmente au fil du temps, renforçant l’anxiété et la procrastination.

Les mécanismes psychologiques en jeu

  • L’anxiété génère une surcharge émotionnelle : le cerveau perçoit la tâche comme une menace à éviter immédiatement.
  • La procrastination procure un soulagement temporaire, mais la tâche reste présente en toile de fond, augmentant le stress futur.
  • Ce cercle vicieux peut entraîner une baisse d’estime de soi et un sentiment de culpabilité, accentuant le mal-être.

Comment agir pour surmonter l’anxiété liée à la procrastination ?

1. Accepter et reconnaître son anxiété

La première étape consiste à ne pas nier ou repousser l’anxiété. L’accepter permet de diminuer sa charge émotionnelle. C’est prendre conscience de ce qui se passe sans jugement, ce qui ouvre la voie à des actions constructives.

2. Établir des objectifs clairs et réalistes

Diviser les grosses tâches en étapes précises et atteignables réduit la peur liée à l’ampleur du travail. Cela crée un sentiment de progression concret et motive à avancer petit à petit.

3. Utiliser des techniques de gestion du temps

Des méthodes comme la technique Pomodoro (travail concentré de 25 minutes suivi d’une pause) aident à structurer son temps et à limiter les tentations de diversion. La planification d’implémentation (« si-alors ») prépare le cerveau à réagir face aux obstacles ou distractions.

4. Se confronter progressivement à ses peurs

En découpant les tâches et en s’imposant d’agir même sur de courtes durées (par exemple 2 minutes), on crée un effet d’amorçage favorable. La visualisation positive du soi futur aide à renforcer la motivation intrinsèque.

5. Apprendre à gérer les émotions négatives par des techniques relaxantes

Sophrologie, méditation, relaxation ou hypnose peuvent appuyer le travail psychologique en atténuant l’intensité émotionnelle liée à l’anxiété et améliorer la concentration.

6. Chercher du soutien

Un accompagnement par un psychothérapeute permet d’explorer en profondeur les causes de l’anxiété, d’apprendre à réguler les émotions et de mettre en place des stratégies adaptées.

En pratique : conseils concrets pour tous les jours

  • Commencer la journée en listant 1 à 3 tâches importantes, pas plus.
  • Appliquer la règle des 2 minutes : si une tâche est rapide, la faire immédiatement.
  • Utiliser la planification d’implémentation pour anticiper les distractions (exemple : « Si je suis tenté par mon smartphone, alors je fais une pause de respiration »).
  • Ne pas attendre la perfection, accepter les imperfections pour ne pas être bloqué.
  • Se récompenser après chaque étape accomplie, renforcer la satisfaction et la motivation.

Anxiété et procrastination sont souvent liées, mais il est possible de reprendre la main en adoptant une posture d’acceptation, en fractionnant les tâches, en appliquant des techniques de gestion du temps et en se faisant accompagner si besoin. Agir petit à petit permet de rompre ce cercle vicieux et de retrouver confiance en ses capacités.

La charge mentale : comprendre ce poids invisible

La charge mentale est un concept de plus en plus discuté dans la société contemporaine, tant sa réalité pèse sur le bien-être de nombreuses personnes, en particulier dans la sphère domestique et familiale.

Qu’est-ce que la charge mentale ?

La charge mentale désigne l’ensemble des tâches d’organisation, de planification et d’anticipation nécessaires au bon fonctionnement du quotidien. Il s’agit de ce travail invisible, à la fois cognitif et émotionnel, qui consiste à penser à tout pour tout le monde : prendre rendez-vous, penser aux courses, organiser les événements familiaux, gérer la paperasserie, etc.

Bien souvent, la charge mentale va bien au-delà de l’exécution des tâches ; elle implique surtout la responsabilité d’y penser en permanence, parfois au détriment de son propre repos psychique.

Quels sont les symptômes de la charge mentale ?

La charge mentale se manifeste par divers symptômes, souvent d’abord discrets, puis de plus en plus envahissants :

  • Impression constante d’avoir la tête pleine ou embrouillée.
  • Stress face à des tâches minimes, ou sensation de ne jamais avoir assez de temps pour tout faire.
  • Fatigue chronique, troubles du sommeil, insomnies ou difficultés d’endormissement.
  • Difficulté de concentration, irritabilité, sautes d’humeur, voire retrait social.
  • Sentiment de culpabilité ou de ne jamais « faire assez bien », estimation négative de soi-même.
  • Anxiété, maux physiques (maux de tête, tensions, douleurs musculaires).

Qui est concerné par la charge mentale ?

Toutes les personnes peuvent être concernées par la charge mentale, quel que soit leur genre, leur situation familiale ou professionnelle. Cependant, les études montrent que les femmes sont particulièrement touchées, car elles assument encore aujourd’hui une part disproportionnée des tâches domestiques, éducatives et organisationnelles.

Mais la charge mentale ne se limite pas à la sphère familiale : elle touche aussi les aidants, les soignants, les travailleurs, les étudiants, tous ceux qui doivent gérer, coordonner, planifier et s’assurer que rien ne tombe dans l’oubli.

Les conséquences d’une charge mentale excessive

Une charge mentale trop lourde expose à différents risques :

  • Surmenage, épuisement physique et psychologique, voire burn-out.
  • Aggravation de l’anxiété et risque de dépression, impactant la santé mentale globale.
  • Difficulté à « décrocher », même lors des moments de repos, menant à des insomnies et à une moindre qualité de vie.
  • Détérioration des relations sociales et familiales.

Comment alléger la charge mentale ?

  • Partager la planification, pas seulement l’exécution : déléguer la gestion et l’organisation des tâches, pas uniquement leur accomplissement matériel.
  • Créer des espaces de dialogue dans le couple, la famille ou au travail pour répartir de façon plus équitable les responsabilités.
  • Accepter de lâcher prise sur le perfectionnisme et apprendre à dire non quand la charge devient trop lourde.
  • Prendre rdv avec un professionnel (psychologue, coach) en cas de surcharge durable, afin d’analyser et diminuer ce poids invisible.

La charge mentale est ce fardeau diffus, permanent et souvent silencieux, qui épuise jour après jour. En prendre conscience, c’est déjà faire un premier pas vers plus de légèreté, d’équilibre et de respect de soi. Chacun mérite un quotidien où le bien-être mental tient une place enfin visible.

Le mutisme sélectif chez l’enfant : comprendre et accompagner ce trouble anxieux

Le mutisme sélectif est un trouble anxieux qui se manifeste principalement dans l’enfance. Il se traduit par une incapacité régulière à parler dans certaines situations sociales, alors que l’enfant parle parfaitement dans d’autres contextes, typiquement à la maison avec des proches.

Qu’est-ce que le mutisme sélectif ?

Contrairement à la timidité, le mutisme sélectif ne relève pas d’un choix ou d’un caprice de la part de l’enfant. Il s’agit d’une véritable impossibilité à s’exprimer oralement dans des contextes spécifiques, généralement là où la pression sociale ou la nouveauté sont fortes : école, sorties, présence d’adultes ou d’enfants peu familiers.

Comment reconnaître le mutisme sélectif ?

L’enfant présente des signes très spécifiques :

  • Parle librement à la maison mais se mure dans le silence à l’école ou face aux inconnus.
  • Évite le regard, semble tendu, peut fuir le contact visuel.
  • Peut avoir une posture figée ou se cacher derrière un adulte.
  • S’appuie sur des gestes, des expressions faciales ou des hochements de tête pour communiquer.
  • Présente des signes d’anxiété : maux de ventre avant de partir à l’école, crises de colère ou troubles du sommeil.

Il est important de ne pas confondre avec la timidité ordinaire, l’opposition ou les troubles du comportement. Dans le mutisme sélectif, le silence est une façon involontaire de se protéger d’une anxiété intense.

Les causes et profils d’enfants concernés

Les causes sont complexes et multifactoriels :

  • Prédisposition à l’anxiété sociale ou familiale.
  • Enfants exilés/bilingues (conflit de loyauté linguistique, intégration difficile).
  • HPI, troubles cognitifs ou langagiers.
  • Traumatisme psychologique, surexposition aux écrans, isolement social.
  • Profil de tempérament réservé, environnement peu sécurisant ou exigeant.

Le trouble apparaît le plus souvent entre 2,5 ans et 4 ans, rarement plus tard. Il touche environ 7 enfants sur 1000, avec une majorité de cas repérés lors de la première entrée à l’école.

Diagnostic du mutisme sélectif

Le diagnostic nécessite une observation approfondie par un professionnel : orthophoniste, psychologue ou pédopsychiatre. Il s’agit d’éliminer d’autres causes potentielles : troubles du langage, autisme, phobie sociale, opposition, etc.
Le DSM-5 décrit le mutisme sélectif comme un échec constant à parler dans certaines situations sociales malgré une capacité préservée dans d’autres.

La prise en charge du mutisme sélectif

Il ne s’agit pas d’attendre que l’enfant “s’en sorte tout seul”. Une démarche thérapeutique et éducative est souvent nécessaire :

  • Thérapie cognitivo-comportementale (TCC), avec exposition progressive à la parole.
  • Travail avec les enseignants pour créer un climat scolaire bienveillant et sans pression.
  • Sensibilisation de la famille pour éviter la stigmatisation et favoriser les encouragements.
  • Soutien émotionnel, création de petits défis adaptés et valorisation des progrès.
  • En cas d’anxiété importante, un traitement médicamenteux (ISRS) peut être proposé, sous suivi médical étroit.

Conseils pratiques pour les proches et professionnels

  • Adopter une posture patiente et respectueuse, ne pas forcer l’enfant à parler.
  • Proposer des alternatives à la parole (gestes, dessins, réponses écrites).
  • Valoriser chaque petite avancée, jamais punir le silence.
  • Collaborer étroitement avec les équipes éducatives pour adapter l’environnement.

Le mutisme sélectif est souvent mal compris : il s’agit d’un trouble anxieux qui peut évoluer avec un accompagnement adapté. Une prise en charge précoce et bienveillante donne une vraie chance à l’enfant d’oser sa voix en toute confiance.

La peur d’être égoïste quand on pense à soi : comprendre et dépasser ce sentiment

Il arrive souvent que l’on associe le fait de prendre du temps pour soi, de poser des limites ou de dire « non » à une forme d’égoïsme. Beaucoup de personnes ressentent de la culpabilité dès qu’elles se mettent en priorité, comme si leur bien-être devait toujours passer après celui des autres. Mais est-ce vraiment de l’égoïsme, ou bien une peur mal comprise ?

Pourquoi confond-on égoïsme et self-care ?

L’égoïsme suppose une indifférence ou une négligence envers l’autre, au profit exclusif de ses propres besoins. À l’inverse, prendre soin de soi ne veut pas dire ignorer les autres, mais s’assurer d’avoir l’énergie, la santé et la clarté d’esprit pour être présent de manière équilibrée dans les relations.
Beaucoup de personnes grandissent avec l’idée qu’il faut « se sacrifier » pour être aimé ou accepté. Ce conditionnement crée une confusion : s’autoriser à dire « je », même sans nuire à autrui, déclenche un sentiment de faute.

Les conséquences de cette peur

  • Surmenage et épuisement : en voulant toujours répondre aux besoins d’autrui, on finit par se vider de ses ressources.
  • Frustration et ressentiment : ne jamais tenir compte de soi engendre une colère sourde qui peut déstabiliser les relations.
  • Manque d’estime de soi : si mes besoins sont toujours secondaires, cela renforce l’idée que je « vaux moins » que les autres.

Repenser la notion de « penser à soi »

Penser à soi ne signifie pas rejeter l’autre, au contraire. C’est reconnaître que pour donner, il faut d’abord avoir. Comme l’oxygène qu’on est invité à mettre sur soi d’abord dans un avion avant d’aider les autres, prendre soin de soi est un préalable essentiel.

Quelques repères pour distinguer :

  • Penser à soi de façon saine : se reposer quand on est fatigué, dire non quand on n’a plus d’énergie, poser des limites face à des demandes abusives.
  • Être égoïste au sens négatif : imposer systématiquement ses désirs sans prendre en compte l’autre, chercher à dominer ou tirer avantage.

Comment se libérer de cette peur ?

  • Prendre conscience des croyances héritées : identifier les messages intériorisés du type « penser à toi, c’est mal ».
  • Pratiquer l’auto-bienveillance : s’accorder mentalement le droit de prendre soin de soi sans justification.
  • Commencer petit : un moment rien qu’à soi dans la journée, un « non » posé avec respect.
  • Observer les bénéfices : remarquer que lorsque je vais mieux, les relations s’enrichissent, car je donne avec plaisir et non avec contrainte.

En conclusion

La peur d’être égoïste lorsqu’on pense à soi est une illusion qui entretient fatigue, frustration et culpabilité. Apprendre à se prioriser ne veut pas dire aimer les autres moins, mais s’aimer suffisamment pour pouvoir aimer mieux. « Prendre soin de soi n’est pas un luxe, c’est une condition de l’équilibre personnel et des relations harmonieuses ».