Quand le corps parle a la place des mots

1. Pourquoi le corps prend le relais

Le corps parle lorsque :

  • les émotions ont été trop longtemps contenues,
  • les mots n’ont pas été possibles (trop tôt, trop dangereux, trop interdit),
  • l’environnement n’a pas permis l’expression,
  • la personne a appris à s’adapter plutôt qu’à ressentir.

Ce qui ne peut pas être symbolisé psychiquement cherche une autre voie.


2. Le corps comme mémoire émotionnelle

Le corps enregistre :

  • les stress répétés,
  • les émotions refoulées,
  • les conflits internes non résolus,
  • les expériences vécues sans soutien.

Ces mémoires ne sont pas conscientes, mais ne sont pas effacées.


3. Comment le corps s’exprime

Le langage corporel prend souvent la forme de :

  • douleurs chroniques ou migrantes,
  • tensions musculaires persistantes,
  • troubles digestifs,
  • fatigue inexpliquée,
  • troubles du sommeil,
  • sensations d’oppression, de blocage, de vide.

Ces manifestations sont réelles, même en l’absence de cause organique identifiable.


4. Ce que le corps cherche à dire

Le corps n’envoie pas des messages codés à décoder littéralement.
Il signale généralement :

  • un dépassement de limites,
  • une émotion non accueillie,
  • un conflit entre ce que vous ressentez et ce que vous vous imposez,
  • un besoin de ralentissement, de sécurité ou de reconnaissance.

5. Le risque de la surinterprétation

Chercher une signification précise à chaque symptôme peut renforcer l’angoisse.

L’enjeu n’est pas de traduire, mais de réinstaurer un dialogue entre corps et psychisme.


6. Répondre au corps plutôt que le faire taire

Approches aidantes :

  • écouter les sensations sans les combattre,
  • réduire la pression interne,
  • restaurer des limites,
  • remettre de la parole là où le corps s’est substitué.

Le corps se calme lorsqu’il n’a plus besoin de crier.


7. Quand se faire accompagner

Un accompagnement est utile lorsque :

  • les symptômes sont anciens ou envahissants,
  • la peur du corps s’installe,
  • les examens médicaux sont rassurants mais les symptômes persistent,
  • la souffrance reste sans mots.

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