La peur de l’oubli chez les êtres humains, souvent nommée athazagoraphobie, est une angoisse profonde qui combine la peur d’oublier soi-même ou des choses importantes, et celle d’être oublié par les autres. Cette peur peut être liée à une crainte de perdre son identité, son importance ou de se sentir abandonné.
Origines et manifestations
- Cette peur peut émerger dès l’enfance, notamment dans les cas d’abandon ou d’isolement affectif prolongé, et s’alimente par des expériences traumatisantes ou des troubles médicaux, notamment neurocognitifs comme la maladie d’Alzheimer.
- Les personnes souffrant d’athazagoraphobie manifestent souvent une anxiété intense, une faible estime de soi, une sensibilité excessive au regard des autres, et adoptent parfois des comportements d’évitement ou des stratégies compulsives pour lutter contre cette peur.
Effets psychologiques et relationnels
- Cette peur d’être oublié peut conduire à des relations instables, à une dépendance affective, à un besoin constant de reconnaissance, et à une grande vulnérabilité émotionnelle.
- Elle génère souvent un stress important, pouvant provoquer des crises d’angoisse avec des symptômes physiques (essoufflement, nausées, palpitations) et psychiques (sentiment d’impuissance, panique).
Impact sur la mémoire et la confiance en soi
- La peur exagérée de l’oubli peut également perturber les fonctions mnésiques, rendant plus difficiles les processus normaux de mémorisation et renforçant ainsi un cercle vicieux entre peur et oubli réel ou perçu.
- La perte d’autonomie liée à cette crainte peut isoler la personne, accroître son sentiment d’insignifiance, et altérer sa qualité de vie.
Comment dépasser cette peur ?
- Comprendre et accepter cette peur est le premier pas vers la résilience, en travaillant notamment à renforcer l’estime de soi et l’indépendance affective.
- Des stratégies thérapeutiques, telles que la thérapie cognitive-comportementale, peuvent aider à gérer l’anxiété, restructurer les pensées négatives, et reconstruire des relations plus saines.
- Réapprendre à se réconcilier avec sa mémoire, par des exercices adaptés ou l’organisation, contribue à retrouver confiance et sérénité.
