La parentalité est une aventure riche et exigeante qui peut être encore plus complexe lorsque la spasmophilie s’invite dans la famille. Cette affection, souvent liée à une forte anxiété et à des crises physiques (crises de tétanie), touche beaucoup de parents et/ou enfants, et influence le quotidien familial. Comprendre la spasmophilie et savoir comment l’accompagner permet de mieux vivre cette situation, de réduire les tensions et d’apporter un climat apaisant pour toute la famille.
Qu’est-ce que la spasmophilie ?
La spasmophilie correspond à un état d’hyperexcitabilité neuromusculaire provoqué par un dérèglement du système nerveux autonome, souvent en lien avec le stress ou l’anxiété. Les symptômes sont variés :
- Crises d’angoisse avec difficulté à respirer, vertiges, fourmillements, spasmes musculaires.
- Sensation d’étouffement, palpitations, fatigue chronique.
Ces symptômes peuvent être très éprouvants, notamment lorsque les crises surviennent de manière imprévisible.
L’impact de la spasmophilie dans la parentalité
Être parent spasmophile ou avoir un enfant qui l’est peut entraîner :
- Un rythme de vie perturbé par les crises récurrentes ou la peur de leur apparition.
- Un stress parental supplémentaire lié au souci constant de la santé de l’enfant ou au besoin d’assurer une stabilité émotionnelle.
- Des difficultés à gérer les angoisses des enfants qui peuvent reproduire des comportements anxieux, accentuant ainsi le cercle vicieux.
Les défis spécifiques pour les parents spasmophiles
- La gestion du stress personnel est essentielle, car un parent anxieux augmente le niveau d’anxiété dans la famille.
- Le temps et l’énergie nécessaires pour accompagner un enfant spasmophile peuvent générer fatigue et sentiment d’isolement.
- Le besoin de concilier traitements médicaux, thérapies naturelles et stratégies de gestion émotionnelle dans un quotidien souvent surchargé.
Comment accompagner au mieux son enfant spasmophile ?
- Reconnaître et valider les symptômes
Il est important de ne pas minimiser les crises, même si elles semblent « psychosomatiques ». Expliquer calmement à l’enfant ce qu’il ressent aide à réduire son anxiété. - Créer un environnement rassurant
Un cadre familial stable, apaisé, favorisant la parole et l’expression des émotions permet de réduire le stress déclencheur. - Apprendre à détecter les signes annonciateurs
Identifier les situations ou émotions qui précèdent les crises aide à anticiper et à mettre en place des stratégies calmantes (respiration, relaxation). - Utiliser des techniques de gestion du stress
La sophrologie, la relaxation, la respiration abdominale sont particulièrement efficaces pour apaiser les tensions musculaires et nerveuses. - Adopter une hygiène de vie équilibrée
Alimentation riche en magnésium, sommeil régulier, exercice physique modéré renforcent la résistance physique aux crises. - Soutien médical et thérapeutique
La prise en charge peut inclure anxiolytiques à faible dose, compléments en magnésium, psychothérapie ou hypnothérapie selon les besoins, toujours sous suivi médical.
Conseils pour les parents spasmophiles eux-mêmes
- Prendre soin de sa propre santé mentale pour être disponible et serein.
- Demander de l’aide quand la situation devient difficile (entourage, professionnels).
- S’accorder des temps pour se régénérer et prévenir l’épuisement.
Conclusion
Spasmophilie et parentalité peuvent sembler un double défi, mais avec une bonne compréhension, une écoute attentive et des outils adaptés, il est possible d’instaurer un environnement familial plus sécurisant et de réduire les crises. Le chemin est fait de patience et de bienveillance, tant envers l’enfant que vers soi-même.
