La dévalorisation et la culpabilité excessive se reconnaissent par des signes émotionnels et comportementaux spécifiques.
Comment reconnaître la dévalorisation
La dévalorisation se manifeste par un sentiment intense de ne pas être à la hauteur, une faible estime de soi, une tendance à se juger durement et à se critiquer constamment. La personne peut se dire, par exemple, « je suis nul », « je ne sers à rien », ou « je ne mérite pas ». Ce sentiment est souvent très envahissant, accompagné d’une impression de désespoir et d’incapacité à s’accepter ou à se valoriser. La dévalorisation peut entraîner un isolement social, une perte d’intérêt pour les activités ou même une résistance à demander de l’aide.
Comment reconnaître la culpabilité excessive
La culpabilité excessive dépasse la normalité du sentiment responsable. Elle se traduit par un auto-blâme permanent, des ruminations sur des fautes réelles ou imaginaires, une remise en question incessante des décisions et un sentiment de responsabilité démesurée face aux malheurs des autres. La personne peut se focaliser sur ses insuffisances, chercher à être parfaite, se sentir hyper responsable, et vivre une grande difficulté à se pardonner. Cette culpabilité chronique est souvent épuisante sur le plan émotionnel et peut mener à un cercle vicieux d’auto-critique et de dévalorisation de soi.
En résumé, la dévalorisation touche essentiellement l’image négative de soi, tandis que la culpabilité excessive est une sur-responsabilisation et un auto-blâme intense et durable. Ces deux états peuvent coexister et s’alimenter mutuellement, affectant profondément la santé mentale et la qualité de vie
