Troubles urinaires et anxiété : quels liens ?

L’anxiété et le stress ont un impact direct sur le système urinaire. Ils peuvent provoquer ou aggraver différents troubles urinaires, même en l’absence de cause organique.

Manifestations fréquentes :

  • Envie fréquente d’uriner (pollakiurie) : L’anxiété stimule la production d’adrénaline et de cortisol, ce qui accélère le fonctionnement des reins et de la vessie, entraînant un besoin d’uriner plus fréquent, parfois urgent, même si la vessie n’est pas pleine.
  • Vessie hyperactive : Sous stress, la vessie peut se contracter de manière excessive, provoquant des envies pressantes d’uriner, de jour comme de nuit (nycturie), et parfois des fuites urinaires (incontinence).
  • Tension musculaire : L’anxiété provoque une contraction des muscles, y compris ceux du plancher pelvien, ce qui peut donner la sensation d’avoir envie d’uriner ou, au contraire, gêner la miction.
  • Rétention urinaire : Certaines personnes anxieuses peuvent avoir du mal à uriner malgré l’envie, ou ressentir une vidange incomplète de la vessie. Cela peut aussi être un effet secondaire de certains médicaments contre l’anxiété.
  • Cercle vicieux : L’anxiété peut être à la fois cause et conséquence des troubles urinaires : la peur des fuites ou des envies pressantes peut renforcer l’anxiété, qui elle-même aggrave les symptômes.

À retenir :
Les troubles urinaires liés à l’anxiété sont fréquents et généralement bénins, mais ils peuvent devenir très gênants au quotidien. Des techniques de gestion du stress (relaxation, activité physique, thérapie) permettent souvent d’atténuer ces symptômes. En cas de doute ou de symptômes persistants, un avis médical est recommandé pour écarter toute cause organique

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