Accepter ses angoisses ne signifie pas s’y résigner ou les subir passivement, mais plutôt changer de posture intérieure : reconnaître leur présence, les accueillir sans jugement, et apprendre à vivre avec elles pour en réduire l’impact. Voici des pistes concrètes et validées pour cheminer vers cette acceptation.
1. Reconnaître et nommer l’angoisse
La première étape consiste à identifier clairement l’angoisse lorsqu’elle survient : repérez les sensations physiques (palpitations, tensions, sueurs), les pensées qui l’accompagnent et les situations qui la déclenchent. Prendre conscience de ses signaux corporels et émotionnels permet de ne plus subir l’angoisse de façon diffuse, mais de l’objectiver et de la nommer.
2. Accueillir sans juger
Accueillez vos sensations et vos émotions sans chercher à les fuir ou à les combattre. Par exemple, dites-vous : “Je ressens de l’angoisse, c’est désagréable, mais ce n’est pas dangereux.” Visualisez l’angoisse comme une vague qui traverse votre corps : elle arrive, elle monte, puis elle finit par redescendre. Cette attitude d’accueil réduit la lutte intérieure, qui ne fait qu’amplifier la crise.
3. Pratiquer l’acceptation active
L’acceptation n’est pas de la résignation. Il s’agit de laisser vivre l’angoisse, de l’écouter et d’essayer de comprendre ce qu’elle veut exprimer. Fermez les yeux, identifiez vos symptômes (palpitations, fourmillements…), accueillez-les (“bienvenue palpitations”), et laissez-les suivre leur cours. Plus vous accueillez, moins l’angoisse a besoin de “crier” pour se faire entendre.
4. Utiliser des techniques de pleine conscience et de respiration
Les thérapies de pleine conscience et les exercices de respiration profonde sont particulièrement efficaces pour ramener l’attention sur le moment présent et apaiser l’angoisse Par exemple, la cohérence cardiaque (6 respirations par minute pendant 5 minutes) ou la méditation de pleine conscience permettent de calmer le corps et l’esprit, et d’observer l’angoisse sans s’identifier à elle.
5. S’exprimer et demander de l’aide
Parler de ses angoisses à un proche ou à un professionnel, écrire ce que l’on ressent, ou encore pratiquer une activité créative, aide à libérer la parole et à ne plus laisser l’angoisse isoler ou enfermer. La psychothérapie, notamment les thérapies cognitives et comportementales (TCC), apprend à repérer les schémas anxieux et à les transformer progressivement.
6. Se rappeler que l’angoisse n’est qu’une émotion
L’angoisse, aussi intense soit-elle, n’est pas dangereuse en soi. Elle est un signal, une émotion passagère qui finit toujours par diminuer. L’accepter, c’est aussi se donner la possibilité de la traverser plus sereinement, sans en faire une ennemie à éradiquer à tout prix.
En résumé :
Apprendre à accepter ses angoisses, c’est d’abord les reconnaître, les accueillir sans jugement, pratiquer des exercices de pleine conscience ou de respiration, s’exprimer et, si besoin, se faire accompagner. Ce cheminement permet de réduire leur pouvoir et de retrouver progressivement un sentiment de sécurité intérieure.
