le role de l’enfance dans le developpement des peurs

L’enfance joue un rôle central dans l’apparition, l’expression et la gestion des peurs. Les peurs infantiles sont des émotions naturelles, évolutives et adaptatives, directement liées au développement cognitif, affectif et social de l’enfant.

Origine et évolution des peurs selon l’âge

  • Les premières peurs apparaissent vers 6 à 8 mois, avec l’angoisse de séparation et la peur des étrangers, qui servent à renforcer le lien d’attachement avec les figures parentales et à protéger l’enfant lorsqu’il commence à explorer son environnement.
  • Entre 2 et 4 ans, l’imaginaire se développe : l’enfant a peur du noir, des monstres, des créatures fantastiques ou des animaux, reflet de sa difficulté à distinguer le réel de l’imaginaire.
  • À partir de 5 ans et jusqu’à l’adolescence, les peurs deviennent plus concrètes et sociales : peur des accidents, de la maladie, de la mort, du rejet, de l’école, ou de l’échec.
  • Certaines peurs sont accentuées par des contextes de vie insécurisants ou des changements importants (déménagement, séparation, arrivée d’un frère ou d’une sœur)

Fonction et utilité des peurs dans l’enfance

  • Les peurs sont essentielles au développement : elles aident l’enfant à se protéger, à tester ses limites et à apprivoiser progressivement l’inconnu.
  • Elles sont aussi un moyen d’apprentissage émotionnel : en les surmontant avec l’aide d’adultes bienveillants, l’enfant développe sa confiance en lui et sa capacité à faire face à l’adversité.
  • Selon la psychanalyse, les expériences précoces, même non verbalisées, laissent des empreintes inconscientes qui influenceront durablement les réactions de peur et les mécanismes de défense à l’âge adulte.

Le rôle de l’accompagnement parental

  • L’attitude des parents et des figures d’attachement est déterminante : l’écoute, la compréhension et le soutien permettent à l’enfant de traverser ses peurs et de les réguler.
  • Les rituels, les histoires et les jeux sont des outils précieux pour aider l’enfant à mettre en scène, comprendre et dépasser ses peurs.
  • Forcer un enfant à affronter une peur sans qu’il y soit prêt ou minimiser ses craintes peut au contraire renforcer l’anxiété et nuire à son développement émotionnel.

En résumé

Les peurs de l’enfance sont normales, évolutives et nécessaires. Elles reflètent le développement de l’enfant, ses découvertes et ses apprentissages. Bien accompagnées, elles deviennent des occasions de croissance, de résilience et de construction de la personnalité

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