Surmonter l’anxiété de conduire et les vertiges au volant

L’anxiété de la conduite, aussi appelée amaxophobie, touche de nombreuses personnes et peut se manifester par des vertiges, des palpitations, des sueurs, voire des attaques de panique au volant. Cette peur peut être handicapante, mais des solutions existent pour la surmonter progressivement.


🔹 Pourquoi ressent-on des vertiges au volant ?

Hypervigilance et stress : L’anxiété pousse le cerveau à scruter chaque détail, créant une surcharge cognitive et un sentiment d’instabilité.
Tensions musculaires : Une crispation excessive des épaules et du cou peut provoquer des vertiges.
Troubles respiratoires : Une respiration trop rapide ou bloquée entraîne un manque d’oxygène au cerveau, favorisant les sensations de flottement.
Peur du malaise : L’anticipation d’un éventuel malaise accentue l’anxiété et alimente un cercle vicieux.
Manque de confiance en soi : Un doute permanent sur ses capacités à conduire peut accentuer la perte de contrôle ressentie.


🔹 Comment surmonter l’anxiété de conduire et éviter les vertiges ?

1️⃣ Travailler la respiration et la détente

Une respiration saccadée aggrave les vertiges et l’anxiété.
Avant de démarrer : pratiquez la cohérence cardiaque (5 secondes d’inspiration, 5 secondes d’expiration pendant 5 minutes).
En roulant : respirez lentement et profondément pour éviter l’hyperventilation.

👉 Exercice rapide : Inspirez en comptant jusqu’à 4, bloquez 2 secondes, expirez en comptant jusqu’à 6.


2️⃣ Reprendre confiance progressivement

✔ Commencez par conduire dans des zones familières et sécurisantes (petites routes, parkings vides).
✔ Allongez progressivement la durée des trajets sans vous forcer.
✔ Si une montée d’angoisse arrive, faites une pause, respirez et recentrez-vous avant de repartir.


3️⃣ Changer sa perception des sensations corporelles

Ne paniquez pas si vous ressentez un vertige. Il est lié au stress et non à un réel danger.
Acceptez la sensation sans lutter : « C’est désagréable mais temporaire, et ça ne met pas ma vie en danger. »
Gardez un point de repère visuel (la route, un panneau) pour stabiliser votre vision et réduire le flottement.


4️⃣ Modifier les pensées anxieuses

L’anxiété de conduire est souvent nourrie par des pensées catastrophistes :
❌ « Et si je perds le contrôle ? »
❌ « Et si je fais un malaise en plein trajet ? »
❌ « Je suis incapable de conduire normalement. »

👉 Remplacez-les par des affirmations plus rationnelles :
✅ « Je sais conduire et je peux m’arrêter à tout moment si besoin. »
✅ « Je gère bien d’autres situations, je peux aussi gérer celle-ci. »
✅ « Mon corps réagit à mon stress, mais je suis en sécurité. »


5️⃣ S’exposer progressivement pour désensibiliser l’anxiété

📌 Méthode des petits pas :

  1. S’installer au volant sans rouler, juste pour s’habituer à l’environnement.
  2. Conduire quelques minutes sur une route peu fréquentée.
  3. Ajouter des éléments anxiogènes progressivement (circulation, rond-point…).
  4. Rouler accompagné(e) si cela rassure au début.

👉 Objectif : Se créer des expériences positives pour reprogrammer le cerveau.


🛠 En cas d’anxiété persistante : d’autres solutions

L’hypnose et l’EMDR peuvent aider à débloquer les peurs inconscientes.
La TCC (Thérapie Cognitivo-Comportementale) est efficace pour modifier les pensées anxieuses et travailler l’exposition.
Les exercices de relaxation (yoga, sophrologie) aident à mieux gérer le stress général.


💡 Une phrase à retenir :

🌱 « L’anxiété n’est qu’une réaction temporaire. Plus j’avance, plus je reprends confiance. »

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